Sexta-feira, 11 de Abril de 2008

Alexandre O'Neill

 

 

 

 

 

Nesta curva tão terna e lancinante
que vai ser que já é o teu desaparecimento
digo-te adeus
e como um adolescente
tropeço de ternura
por ti.

 


publicado por mhcb às 19:01
link do post | comentar | favorito
|
Quinta-feira, 10 de Abril de 2008

Verdes São os Campos

Retrato de Luís de Camões numa gravura do séc. XIX.

 

 

 

Verdes são os campos,
De cor de limão:
Assim são os olhos
Do meu coração.

Campo, que te estendes
Com verdura bela;
Ovelhas, que nela
Vosso pasto tendes,
De ervas vos mantendes
Que traz o Verão,
E eu das lembranças
Do meu coração.

Gados que pasceis
Com contentamento,
Vosso mantimento
Não no entendereis;
Isso que comeis
Não são ervas, não:
São graças dos olhos
Do meu coração.

Luís de Camões

 


publicado por mhcb às 22:06
link do post | comentar | ver comentários (1) | favorito
|
Terça-feira, 8 de Abril de 2008

Jaques Brel - Amestardan

" class="ljvideo"> 

 

 

 

Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui chantent
Les rêves qui les hantent
Au large d'Amsterdam
Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui dorment
Comme des oriflammes
Le long des berges mornes
Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui meurent
Pleins de bière et de drames
Aux premières lueurs
Mais dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui naissent
Dans la chaleur épaisse
Des langueurs océanes

Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui mangent
Sur des nappes trop blanches
Des poissons ruisselants
Ils vous montrent des dents
A croquer la fortune
A décroisser la lune
A bouffer des haubans
Et ça sent la morue
Jusque dans le cœur des frites
Que leurs grosses mains invitent
A revenir en plus
Puis se lèvent en riant
Dans un bruit de tempête
Referment leur braguette
Et sortent en rotant

Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui dansent
En se frottant la panse
Sur la panse des femmes
Et ils tournent et ils dansent
Comme des soleils crachés
Dans le son déchiré
D'un accordéon rance
Ils se tordent le cou
Pour mieux s'entendre rire
Jusqu'à ce que tout à coup
L'accordéon expire
Alors le geste grave
Alors le regard fier
Ils ramènent leur batave
Jusqu'en pleine lumière

Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui boivent
Et qui boivent et reboivent
Et qui reboivent encore
Ils boivent à la santé
Des putains d'Amsterdam
De Hambourg ou d'ailleurs
Enfin ils boivent aux dames
Qui leur donnent leur joli corps
Qui leur donnent leur vertu
Pour une pièce en or
Et quand ils ont bien bu
Se plantent le nez au ciel
Se mouchent dans les étoiles
Et ils pissent comme je pleure
Sur les femmes infidèles
Dans le port d'Amsterdam
Dans le port d'Amsterdam.

 

Paroles et Musique: Jacques Brel   1964  "Olympia 64"

 


publicado por mhcb às 23:17
link do post | comentar | favorito
|
Segunda-feira, 7 de Abril de 2008

Leo Ferré - La Solitude

"

Je suis d’un autre pays que le votre, d’un autre quartier, d’une autre solitude.
Je m’invente aujourd’hui des chemins de traverse.
Je ne suis plus de chez vous, j’attends des mutants.
Biologiquement je m’arrange avec l’idée que je me fais de la biologie: je pisse, j’éjacule, je pleure.
Il est de toute première instance que nous faconnions nos idées comme s’il s’agissait d’objets manufacturés.
Je suis pret à vous procurer les moules.
Mais, la solitude.
Les moules sont d’une texture nouvelle, je vous avertis.
Ils ont été coulés demain matin.
Si vous n’avez pas dès ce jour, le sentiment relatif de votre durée,
il est inutile de regarder devant vous car devant c’est derrière, la nuit c’est le jour.
Et la solitude.
Il est de toute première instance que les laveries automatiques, au coin des rues,
soient aussi imperturbables que les feux d’arret ou de voie libre.
Les flics du détersif vous indiqueront la case où il vous sera loisible de laver ce que vous croyez etre votre conscience et qui n’est qu’une dépendance de l’ordinateur neurophile qui vous sert de cerveau.
Et pourtant la solitude.
Le désespoir est une forme supérieure de la critique.
Pour le moment, nous l’appellerons “bonheur”,
les mots que vous employez n’étant plus “les mots” mais une sorte de conduit à travers lequels, les analphabètes se font bonne conscience.
Mais la solitude.
Le Code civil nous en parlerons plus tard.
Pour le moment, je voudrais codifier l’incodifiable.
Je voudrais mesurer vos danaides démocraties.
Je voudrais m’insérer dans le vide absolu et devenir le non-dit,
le non-avenu, le non-vierge par manque de lucidité.
La lucidité se tient dans mon froc…

(Léo Ferré)

 

publicado por mhcb às 23:28
link do post | comentar | favorito
|
Domingo, 6 de Abril de 2008

Bom dia

Os domingos de manhã são bons e tranquilos. 

É um tempo diferente de qualquer outra altura da semana.

Ouve-se com facilidade o tic tac do centenário relógio. Quantos olhares se cruzaram com ele?

 


publicado por mhcb às 09:21
link do post | comentar | favorito
|

.mais sobre mim

.pesquisar

 

.Abril 2008

Dom
Seg
Ter
Qua
Qui
Sex
Sab

1
2
3
4
5

6
7
8
9
12

13
14
15
16
17
18
19

20
21
22
23
24
25
26

27
28
29
30


.Subscrever por e-mail

A subscrição é anónima e gera, no máximo, um e-mail por dia.

.posts recentes

. Alexandre O'Neill

. Verdes São os Campos

. Jaques Brel - Amestardan

. Leo Ferré - La Solitude

. Bom dia

.arquivos

. Abril 2008

.links

.Contador

juegos gratis
juegos gratis
SAPO Blogs

.subscrever feeds